Je suis tombée sur un forum anglais qui m'a refait penser à ça. J’y avais déjà un peu pensé y’a quelques mois, notamment autour de la famille.
D’abord, les masques.
- Miss Chono (un des premiers tomes) porte un « masque » de maquillage, que Yami Yûgi fait tomber en morceau pour révéler sa vraie nature (et sonne sa disparition du manga).
- Pandora reste en partie masqué.
- Malik et les ghouls portent généralement des capuches (« rester dans l’ombre »).
- Le Masque de Lumière/des Ténèbres agissent à moitié masqués.
- Hassan/Shadi apparaît d’abord masqué, jusqu’à ce que le masque soit détruit lors de sa disparition.
On peut aussi glisser les usurpations d’identités : Rishido qui se fait passer pour Malik ; Yami Bakura qui est souvent perçu comme « Bakura » ; Yami Yûgi, qu’on croit être une partie de Yûgi pendant plusieurs tomes, et qui appelle néanmoins les autres « ses amis ». (donc, à la base, lui aussi avait peut-être du mal à se distinguer de Yûgi).
Yami Malik est à la limite le plus « sincère », à opérer immédiatement (et publiquement) la distinction entre lui et Malik.
Le corps professoral est également… assez inquiétant.
- Miss Chono, « La sorcière de l’exclusion » qui se venge sur ses élèves et prend un malin plaisir à chercher leur humiliation.
- Karita, qui s’attaque assez violemment à Ryô lors de son arrivée, et qui était détesté des élèves.
- Le conseiller, qui cherche aussi l’humiliation publique de Yûgi et de Jôno-Ûchi.
(si le manga s’en prend bien à une catégorie, dans les premiers tomes, c’est celle-là ^^,)
Côté famille. A savoir, on retrouve un schéma assez classique, de l’aîné qui (sur)protège son petit-frère/sa petite sœur :
- Kaiba qui veille (presque (premiers tomes exclus)) toujours sur Mokuba, et réagit très mal dès qu’on s’en prend à son frangin ^^,
- Jôno-Ûchi qui se bat dès le début pour Shizuka.
- Ryô qui continue d’écrire des lettres à Amane (cf tome 6, et « Le livre de la vérité »).
- Isis qui a menti à Malik et qui s’inscrit au Battle City dans le but de le protéger ; Rishido qui continue à veiller sur Malik.
On note également une sorte de « soumission » du plus jeune, qui admire l’aîné (Mokuba, Shizuka, les frères d’Esper Roba), l’accepte et le suit (dans le cas de Malik, ça finit aussi par des excuses, d’où une certaine position d’infériorité vis-à-vis de sa sœur « qui avait raison »). On peut alors rajouter Honda (qui n’aime pas s’occuper de son neveu, mais le fait quand même, à cause d’une certaine crainte de sa sœur). Seuls contres-exemples (plus ou moins) : Esper Roba, où les plus jeunes « aident leur frère à gagner » (même si c’est au final lui qui s’occupe d’eux), et Malik, pendant un temps, qui domine largement Rishido.
Autre, soulevé assez souvent : le père (et assez souvent la mère, mais la figure du père est (je trouve) plus intéressante).
- Le père de Yûgi n’est jamais vu, et il semble être habitué à vivre sans lui.
- Le père de Jôno-Ûchi est alcoolique.
- Le père de Kajiki a « disparu en mer ».
- Honda parle seulement de sa sœur, et on sait que, comme Jôno-Ûchi, il a un passé plutôt tumultueux. Aucun parent pour l’en empêcher ?
- Le père biologique de Kaiba est inconnu, et son père adoptif était une ordure.
- Le père de Malik, Isis (et Rishido) était dur, obsédé par les règles familiales.
- (dans l’anime, Maï était souvent seule chez elle).
- Le père de Ryô est devenu propriétaire du musée, mais on sait que Ryô vit seul, « isolé de sa famille ». Donc, absence volontaire de celui-ci.
- Bakura le voleur a vraisemblablement perdu son père dans le massacre de Kul Elna (ou avant).
- Le père d’Atem est tombé malade en apprenant la vérité sur les objets du Millenium ; quand Atem se réveille dans son Monde de la mémoire, son père est déjà mort.
- Le prêtre Seth, qui a vécu sans son père (Akunadin).
Pour la mère (ou femme aimée), elle est assez souvent décédée (Pegasus, Pandora, mère de Seth, mère de Ryô).
Bref, notre cher auteur semble avoir une conception assez étrange de la famille, marquée par un schéma plutôt classique (l’aîné qui protège le plus jeune) et… une figure assez particulière du père, qui s’éloigne largement de « l’amour paternel » ^^,
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À l'origine fut la vitesse, le pur mouvement furtif, le "vent-foudre".
Puis le cosmos décéléra, prit consistance et forme, jusqu'aux lenteurs habitables, jusqu'au vivant, jusqu'à vous.
Bienvenue à toi, lent homme lié, poussif tresseur des vitesses.
¿´ Nous sommes faits de l'étoffe dont sont tissés les vents.
[La Horde du Contrevent, Alain Damasio]